04 mai 2009

Métaphysique du bras

Helena me pose plusieurs problèmes en ce moment.

Le jour où j'ai décidé de me repasser l'ensemble des saisons de The L Word en accéléré pour revoir les scènes où elle apparaît, je n'avais pas anticipé le fait que j'allais devoir revoir chaque scène deux fois. La première pour ses yeux, la seconde pour ses bras et accessoirement une troisième fois pour ses seins, sans compter les scènes de nu que je me repasse 20 fois. Parce que je n'arrive pas à bien observer les deux à la fois.

Évidemment, je me suis mis en tête d'obtenir les mêmes bras qu'elle et ai même acheté deux petites haltères (de 3kg chacune tout de même). Depuis, je m'astreins chaque jour à plusieurs séries d'exercices épuisants qui commencent à porter leurs fruits. J'arrive désormais à faire plus de 2 pompes d'affilée. 3 pour être plus précise, et même 4 après avoir mangé des Rice Crispies.

Il serait cependant très frustrant d'avoir ses bras sans avoir son accent. C'est pourquoi j'envisage sérieusement de faire mes 6 mois de stage de l'année prochaine en Angleterre. Jusqu'à récemment, j'hésitais entre les States, le Canada et l'Australie. Hésitation classique d'étudiante qui souhaite s'immerger en pays anglophone et qui hésite entre la démesure, la beauté des paysages enneigés et les plages de sable fin.
Oui mais voilà, à choisir je préfère encore acquérir un accent froid et tranchant à faire pâlir tous les marquis de Sade à faire rougir les putains de la rade à faire crier grâce à tous les échos à faire trembler les murs de Jéricho. A défaut de partir dans un pays exotique, je me suis trouvé un alibi exotique.


Bon je vous laisse, dans le genre regard à faire jurer tous les tonnerres de Dieu et bras musclés à faire voler nos âmes aux septièmes cieux, je ne voudrais pas rater le prime de Virginie Guilhaume.

[edit : j'étais sûre qu'on était mardi. Du coup, pas de Virginie Guilhaume à la télé... Je suis de mauvaise humeur jusqu'à demain soir].

22 avril 2009

Post du mercredi, post fouillis

Je ne sais pas si j’ai raison de me vanter sur le net de mes exploits surhumains de compréhension du monde qui m’entoure, mais, après tout, autant exorciser ces expériences traumatisantes en profitant de l’anonymat de ce blog.

Je viens tout juste de comprendre pourquoi je détestais tant le lait démaquillant. C’est tout simplement parce que j’en mettais une noisette sur la lingette, que je m’appliquais ensuite directement dans l’œil (sans étaler le lait dessus). Et de me dire que c’est vraiment débile de vendre des trucs qui font pleurer et qui rendent aveugle pendant 15 minutes après chaque utilisation.
Ceci dit, j'avais trouvé une bonne excuse pour ne jamais me démaquiller : ressembler à Robert Smith au réveil, pour le coup, c’est vraiment rock’n’roll.

Et après je m’indigne lorsque ma copine me dit que je suis complètement dépourvue d’intelligence pratique… Heureusement que je peux contre-attaquer en lui répondant, par exemple, qu’il ne m’est jamais arrivé de me retrouver avec 2 tampons à la fois parce que j’avais oublié l’ancien à l’intérieur…


Sinon, grâce à The L Word, j'ai trouvé LA chanson de l'année 2009 :



Kiss the Sun (Original Mix) - Jen Lasher

M'enfin la chanson seule a beau être formidable, ce n'est que lorsqu'elle s'accompagne de la classe d'Helena et de son regard de tueuse qu'elle envoie vraiment du lourd :




Cette scène m'hypnotise littéralement... Je n'arrive pas à m'empêcher de me la repasser en boucle.
Il m'aura quand même fallu 6 saisons pour réaliser que le personnage d'Helena est bien plus intéressant que celui de Bette (sans compter qu'Helena est encore plus magnifique que Bette).

Maboo, je t’abandonne tous mes droits sur la personne de Jennifer Beals sans le moindre regret si tu me dis où trouver Rachel Shelley. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas travailler sur mon mémoire, mais le fait de devoir me repasser les 5 saisons de The L Word dans lesquelles Helena apparaît l'est particulièrement...

11 avril 2009

Mes nouveaux voisins

Ce qui va suivre est une prouesse de créativité, de virtuosité, d'abandon de soi dans la narration de ce qui pourrait être - mais qui n'est peut-être pas. Ou pas.
Je vais tâcher de m'appuyer sur ma consommation overdosesque de documentaires animaliers pour vous conter la vraie-fausse vie de mes voisins bien rangés. J'aurais pu vous raconter la vraie-fausse vie de mes voisins portugais, mais ç'aurait été céder à la facilité, à la pilosité et à la morue salée.

Parce qu'en réalité je ne sais rien de mes nouveaux voisins (par "nouveaux", il faut comprendre qu'ils ont emménagé il y a 1 an et demi). Si je dis nouveaux, c'est parce que je les ai vus si peu souvent qu'à chaque fois, je me demande si ce sont mes voisins d'il y a 1 an et demi ou des fraîchement débarqués.

A chaque fois que je les aperçois, je me cache. Et quand ils m'aperçoivent les premiers, je fais croire que je suis trop limitée pour soutenir une conversation. Ce qui ne doit pas être très difficile à avaler puisque de leurs fenêtres, ils ont une vue directe sur mon jardin où j'ausculte, à intervalles de 10 minutes environ, les fleurs de mes fraisiers. Des fois qu'une fraise aurait mûri entre-temps. (Oui parce que vous avez loupé une étape, mais après les potirons, je me suis mise aux fraises. Je me suis dit que ce serait moins pénible à manger, et que ça ne se garderait pas 6 mois).

Bref. Venons-en aux non-faits.

Chapitre 1 : Où la déduction pallie le manque d'observation

Mes nouveaux voisins ont des enfants. Une fille (j'en suis sûre), et peut-être un garçon. En même temps, ils sont tellement BCBG qu'ils ont forcément une fille et un garçon.

Chapitre 2 : La femelle

Longue crinière blonde, femme au foyer mais pas obèse, prend des cours de cuisine tous les samedi pour mijoter de bons petits plats équilibrés aux autres membres de la meute afin qu'ils soient bien portants jusqu'à leurs 130 ans.
Souvenez-vous de la fête des voisins annuelle, où mon rôle consiste à coordonner les actions de pillage de boissons alcoolisées. Hé bien comment voulez-vous que je ne finisse pas dépressive si madame se contente d'amener des quiches au jambon et des thermos de thé ??

Plutôt souriante et agréable, elle n'en reste pas moins une harpie en off. Déverse tous les soirs ses verdicts tranchants sur son mari qui l'écoute attentivement en hochant la tête et en lisant Le Figaro.
Elle regarde Desperate Housewives en regrettant que son quotidien ne ressemble pas plus à celui des héroïnes de la série. Son personnage préféré est Susan parce qu'elle la trouve drôle. Elle aime bien Lynette aussi et se félicite d'avoir mieux élevé ses enfants. Bree la met mal à l'aise parce qu'elle ne veut pas s'avouer que c'est avec elle qu'elle présente le plus grand nombre de similitudes.

Chapitre 3 : Le mâle

Insignifiant, transparent, il est tout juste bon à enlever les échardes du porche qui dépassent et qui font mauvais genre, ainsi qu'à déplacer les cailloux du jardin sur lesquels les enfants pourraient buter.
Le dimanche, il aime faire des barbecues.
Des côtelettes d'agneau, mais également du boeuf même si sa femme trouve que la viande c'est gras pour être cuisiné autrement qu'à la vapeur. C'est son moyen à lui d'affirmer son indépendance.
Sa moto également. Une grosse cylindrée qu'il a accepté de brider à 90km/h sur les injonctions de sa femme. Il a l'air con devant les copains, mais il s'est dit que de toute façon, la vitesse sur le périph est limitée à 80km/h et que pour les trajets autres que maison-travail, il reste la voiture.

Chapitre 4 : La stridente

Environ 8 ans, invite ses copines tous les week-ends. Jouent à des jeux de plein air non-identifiés mais où les cordes vocales ont un rôle prépondérant.
Ne met que des robes parce que sa mère l'y a habituée depuis qu'elle est jeune, et qu'elle se trouve plus belle que ses copines qui n'en portent pas.
Lève la main la première et de manière intempestive pour répondre aux questions de la maîtresse. Ca exaspère un peu ses amies mais comme elle connaît 6 séries de mouvements à l'élastique et que sa mère fait de bons gâteaux, elles restent ses amies. Pourtant, il y a 2 jours, quand Maxime a rompu avec Gaëlle pour se mettre avec La Stridente parce qu'elle lui avait promis 5 billes, Gaëlle avait juré de ne plus jamais lui adresser la parole.

Chapitre 5 : Le fantôme

Age inconnu, mais plus jeune que sa soeur.
Se fait entretenir par ses parents depuis sa naissance et le vit bien. Ne pense qu'à manger, dormir, faire pipi-caca, et baver. Tient des propos incohérents.
Pense que la poule, l'ours et le koala qui partagent son lit sont de la même lignée que lui. Aimerait bien qu'ils réagissent quand il les frappe.


Oui oui, c'est comme ça que ça se finit. C'est pas tout ça mais j'ai un mémoire à faire, moi.

02 mars 2009

£§§£c0urs

Well well well, dernier post il y a 9 mois... Et dire que j'aurais eu le temps de procréer...
Au lieu de ça, j'ai préféré me préparer aux concours des grandes écoles. Ce qui m'a été plutôt bénéfique puisque je suis prise à l'£§§£¢ (WHOUHOUUUUUUHOUUUUUU MAMAMIIIIIIIIIIIIIIIAAAAAA
JAJAJAJAJAJA GOULOUGOULOU !!!!)

Autant dire que les 6 mois qui me séparent de ma nouvelle vie me semblent déjà interminables.
Après avoir passé 1 mois à vérifier chaque jour sur le site internet que c'était bien vrai, que le nom inscrit était bien le mien et que le mot "admise" signifiait bien ce que je pensais d'après le Larousse, je passe désormais mon temps à rechercher un appart à proximité de l'école, à lire sur internet tout ce qui s'en rapproche de près ou de loin, à regarder les vidéos des week-ends d'inté et à décompter les jours dans mon agenda.

Et après avoir passé plusieurs heures sur le site des associations, j'ai repéré toutes celles auxquelles j'allais adhérer (à peu près 18, le problème étant à présent de savoir comment modifier l'espace-temps pour réussir à caser plus de 24 heures dans une journée).

J'ai été particulièrement surprise de découvrir une assoc LGBT... les organismes les plus conservateurs ne sont pas toujours ceux qu'on croit puisque même HEC, Centrale, Polytechnique et autres grandes écoles ont leur assoc LGBT et que tout ce petit monde organise des soirées régulièrement.
Je me suis pourtant demandé, malgré le fait que l'assoc assure qu'elle n'est pas "réservée aux homos", si je ne virais pas un peu trop communautariste en voulant y adhérer. Et puis après quelques instants d'hésitation, j'ai réalisé que j'entendais presque chaque jour parler de mariage et d'enfants autour de moi, aussi bien au boulot qu'à l'école, et que je n'avais pas à culpabiliser de souhaiter de temps en temps me retrouver avec des gens qui avaient des préoccupations plus compatibles avec les miennes.

Me reste à trouver comment travailler le moins possible pour mon école et entreprise actuelles tout en m'assurant d'avoir mon diplôme. Pas gagné, je prends déjà énormément sur moi pour cacher que mon boulot me gonfle prodigieusement...
Et puis j'ai tellement mieux à faire : il faut que je me renseigne sur les possibilités de faire un stage en Allemagne, aux States, au Canada ou en Australie pour mon cursus à l'£$$£c. Avec de telles perspectives, c'est de la torture de devoir me préoccuper de mon mémoire, de mon rapport de mission et de transférer des emails (ce en quoi consiste mon job), plutôt que de ma prochaine rentrée...

24 juin 2008

Berlin ist wunderbar

Berlin, c'est l'osmose parfaite entre la vie urbaine et la nature à l'état quasi-sauvage. Paris, c'est du bitume.

Berlin, c'est des nudistes dans l'immense parc de Tiergarten. Paris, c'est des familles et leurs gosses émetteurs d'ultrasons dans des parcs qui ne méritent pas de porter ce nom.

Berlin, c'est des minis parterres de fleurs aménagés au pied des arbres en face des restaurants, par les restaurants eux-mêmes. A Paris, on ne retrouverait pas ses fleurs le lendemain.

Berlin, c'est l'incarnation de l'audace architecturale. Paris, c'est l'engluement dans la fierté des façades historiques.

Berlin, c'est propre. Paris, ça ne mérite même pas le qualificatif de sale, c'est pire que ça.

Berlin, c'est des pistes cyclables à volonté sur des trottoirs immenses. A Paris, la place des cyclistes c'est sous les bus.

Berlin, c'est tellement accueillant que dans n'importe quelle boutique, fût-elle une grande chaîne internationale, vous avez l'impression d'illuminer la journée de la vendeuse de par votre visite. A Paris, peu importe un client mécontent, il s'en trouvera toujours un autre pour le remplacer.

Quand on arrive à Berlin, on se sent immédiatement bien... Quand on revient à Paris, on se demande dans quelle décharge on est arrivé. Il suffit de faire le trajet Roissy-Châtelet pour avoir une furieuse envie de s'enfuir en courant, ses valises sous la main, et d'aller s'installer à Berlin.

Mais il y a tout de même un domaine dans lequel Paris surpasse Berlin, c'est le marketing. Sinon, comment expliquer que notre chère capitale soit encore considérée comme la plus belle ville du monde ?


Radiohead, rien à voir, mais tant pis. Je ne vous ai pas mis de Tokyo Hotel, pas la peine de me remercier.




Les premières photos ont été prises à Zoologischer Garten, c'est pas ce qu'il y a de plus pertinent par rapport à ce post, mais je n'arrivais pas à les supprimer du diaporama...

21 juin 2008

Où vous apprendrez qu’à cause des pauvres, je risque le plantage aux partiels

Je suis à Farfarfaraway chez Wonderfemme.

Seule (because il y a des gens qui ne s’imagineraient pas une seconde que leurs invités ont mieux à faire que d’aller à leur mariage le jour de la fête de la musique).

Et je révise mes partiels.

Mais je le vis bien. J’ai largement de quoi m’occuper en plus de mes 170 slides de finance, de mes 200 pages web de droit, et autres matières fort réjouissantes : le ménage, la vaisselle… Wonderfemme m’a même fortement encouragée à remettre du terreau dans son laurier et à couper les branches mortes. La manière dont je traite mes potirons n’a pas l’air de l’inquiéter. Pourtant, il s’en faudrait de peu pour que je prenne le tronc pour une branche morte.

Pourquoi je poste, me demanderez-vous, puisque tant d’autres activités passionnantes m’attendent. Tout simplement parce que je n’arrive pas à me concentrer à cause des gamins qui hurlent dans la fontaine d’en bas.

Une petite mise au point socialo-culturelle s’impose.

A Aix en Provence aussi, il y a des pauvres. Si si, c’est vrai. Moins qu’ailleurs, mais quand même, l’invasion est déjà bien entamée. Les pauvres ont des capacités d’adaptation assez impressionnantes qui leur permettent de survivre en milieu hostile.

Par exemple, qui aurait pu penser que survivre sans piscine à Aix pendant l’été était possible? Ben je vous jure que les pauvres y arrivent : ils se baignent dans les fontaines.

Et en plus, ils osent manifester leur joie d’être pauvres par leurs borborygmes suraigus. Parce que les pauvres, non contents d’être pauvres, ne savent pas parler.

Les rats, espèce animale dont le mode de vie se rapproche le plus de celui des pauvres, ont au moins la décence de se faire discrets vis-à-vis des autres espèces.

Gotta go, je dois fermer la fenêtre de toute urgence. Il y en a un qui escalade la façade.

19 juin 2008

Il y a 3 semaines,

je revenais de Berlin.
VDM

7 mesures pour relancer la croissance

... de visiteurs sur ce blog

1) Poster plus régulièrement. Une fourchette d'une fois tous les deux jours à une fois par décennie me semble raisonnable.

2) Commenter d'autres blogs. Das Problemeuh c'est que je manque déjà de temps pour poster...

3) Améliorer mon référencement. J'hésite à me mettre dans les annuaires en catégorie "blog lesbien", puisque ça ne veut pas dire grand chose, sauf à parler exclusivement de Jodie Foster (rhâââaâ), de Jennifer Beals (rhâââââ), de foot, de l'élection du meilleur coiffeur de France en matière de coupe à la brosse (nouvelle génération : coupe à la Shane), d'études comparatives entre différents modèles de Rangers pour déterminer la paire qui agrippe le mieux au repose-pied des Harley Davidson, du concours de la pilosité la plus dense, ou encore de la dernière collection de caleçons CK.
Pourtant, il faut bien trouver un thème de différenciation, et plus c'est pointu mieux c'est. Si vous connaissez un annuaire proposant la catégorie "blog lesbien qui parle de potirons géants", je suis preneuse.

4) Prendre chaque jour une photo de mes potirons pour rendre ivres d'impatience et de curiosité les visiteurs passionnés de croissance de cucurbitacées.

5) Donner un nom à mes potirons pour les personnifier et rendre leurs aventures d'autant plus vivantes.

6) Mener des expériences inédites sur mes potirons.
- Les faire pousser les racines à l'air
- Mettre de l'encre bleue dans leur eau
- Creuser un trou dedans pour y mettre un pétard et voir s'ils explosent
- Remplacer leur terre par des farines animales
- Etudier l'espérance de vie d'un être humain enfermé dans un potiron géant. Cobayes potentiels : chat-femme, mon frère, les nouveaux voisins.

7) Offrir un potiron géant au visiteur qui sera venu le plus souvent.

17 juin 2008

Je suis bien urbaine

Au sens premier du terme, il ne manquerait plus que je sois aimable...

Si quelqu'un passait sur ce blog de temps en temps, il aurait quand même pu être assez urbain (au sens second cette fois-ci) pour me signaler que le germe d'une plante, c'est sa racine. Et non sa tige.

Parce que jusqu'à un passé très proche (hier soir, pour être précise), en jardinière attentionnée, je creusais régulièrement la terre à la recherche de mes graines pour admirer l'évolution de la croissance de mes potirons géants.
Et de me dire qu'elles étaient un peu idiotes, ces graines, de creuser vers les profondeurs, au lieu d'éclore à la lumière.

Avant d'auto-congratuler l'humain omnipotent et omniscient (moi) qui retournait les graines dans l'autre sens afin que le germe sorte de terre, et grâce à qui la position du soleil leur était indiquée.
Tout ceci afin de leur garantir une croissance des plus fastes, des plus prospères, des plus agréables.

Sauf que mes potirons se sont retrouvés les racines à l'air...

Ce après quoi d'autres que moi se seraient retirés de la vie potagère. Moi, j'ai décidé de marcher sur les mains pendant une journée entière par solidarité.

Sinon ça va, merci, je sais que le poisson ce n'est pas carré et enrobé de panure.

15 juin 2008

Atlantic Giant

J'ai planté des potirons dans mon jardin. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Un dimanche soir, telle une âme de paysanne en peine après que wonderfemme ait pris le train qui devait la ramener à Farfarfaraway, je me suis mis en tête de faire pousser des trucs dans mon jardin. Non non, il n'y a pas de lien de cause à effet, ou alors en psychiatrie, mais là je ne suis pas compétente.
Alors j'ai acheté des graines sur internet.

Surtout, je ne sais pas ce qui m'a pris de choisir une variété au hasard, sans même lire la description qui l'accompagnait. Atlantic Giant aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

Et puis, lorsque le germe de la première graine a pointé à la surface du terreau, un regain de curiosité m'a poussé à aller à quoi ce minuscule et fragile bout de plante ressemblerait au terme de sa croissance.

Je n'ai pas été déçue. Cette petite graine va donner un truc énormissime et difforme qui va tout écraser sur son passage !!!


(non, pas le gamin, le truc autour)


J'ai planté 6 graines de potiron géant dans le jardin... Chaque graine est censée donner au minimum 3 potirons. Je vais me retrouver avec 18 potirons géants dans mon jardin !!!
Mais le pire, ce n'est pas que je vais me faire étriper par mes parents (au contraire, je ris d'avance en les imaginant se demander jusqu'à quel point ces monstres enfleront). Le pire, c'est que je vais être forcée de manger de la soupe de potiron matin midi et soir pendant 12 mois !!

Ceci dit, pour arriver à ce résultat, je soupçonne les propriétaires des potirons des photos précédentes de délester leur arrière-train dans leur jardin.
Je vous enjoins à venir faire de même dans le mien. Et, une fois la taille critique des cucurbitacées atteinte, vous pourrez bien entendu venir réclamer un morceau de ce que les efforts de vos sphincters auront contribué à engendrer.